Le flexitarisme, ou semi vegetarianisme, c’est à dire manger moins de viande est-il vraiment meilleur pour nous et pour l’environnement ? On ne peut nier la montée mondiale du végétarisme et du végétalisme. Notamment en réponse aux effets néfastes de l’industrie de la viande sur le climat. Aujourd’hui, j’enfile donc mon costume de blogueur food et de blogueur tendance pour vous en parler.

Moi, j’adore la viande ! D’ailleurs, vous avez pu vous en rendre compte avec mon article sur les restaurants de viande à Lyon. Cependant, je ne peux pas nier que je fais de plus en plus attention d’où provient la viande que je consomme. Du coup, j’achète moins de viande, mais de la viande d’exception.

Alors, suis-je flexitariste pour autant ?

 

Evolution du flexitarisme

Le flexitarisme est un phénomène qui prend de l’ampleur. 35% des Français se disent «semi-végétariens», selon les données de Mintel. Pour être flexitariste, vous ne mangez que de temps en temps de la viande et du poisson. Personnellement, je n’en mange pas temps en temps mais régulièrement ; mais de façon moins fréquente qu’avant. Auparavant, je mangeais de la viande ou du poisson deux fois par jour.

Evolution du flexitarisme

Donc non, je ne suis un adepte du flexitarisme mais j’ai pris conscience de ce que je consommais. Finalement, c’est tout autant par éthique que pour adopter un régime alimentaire plus sain et équilibré. Mais clairement, je continuerais toujours de manger de la viande et du poisson ; il ne faut pas oublier la notion de plaisir !

En France, nous consommons 50 kilos de viande de bœuf chaque seconde ; ce qui représente 1,55 million de tonnes de viande par an. En outre, cela représente 55 grammes de viande de bœuf par jour par personne. C’est peu et cela a diminué de 7% en presque 10 ans.

Cependant, la quantité de production est énorme et affecte notre empreinte carbone ; du transport des animaux aux énormes quantités de méthane libérées par le bétail en passant par les énormes quantités d’eau nécessaires.

 

Le flexitarisme est-il bon pour la planète ?

Ainsi, on se rend compte que cette production intensive n’est ni saine, ni durable. Cependant, la France n’est pas le pays consommant le plus de viande. Les Américains consomment 120,2 kilos de viande par an. A l’inverse, le Bangladesh est le pays qui consomme le moins de viande par habitant au monde ; soit quatre kilos de viande par an et par personne.

flexitarisme

De plus en plus d’initiatives se développent à travers le monde pour encourager les gens à manger moins de viande. Suivant les traces de Meat Free Monday, Meat Free May a été lancé par les Amis de la Terre Outre Manche.

Et cela ne s’arrête pas là : du 15 au 21 mai les Anglais organisent la semaine nationale de la cuisine végétarienne. Même Jamie Oliver croit fermement qu’il faut manger moins de viande. Ainsi, il participe aussi à la campagne Meat Free Monday ; tandis que Bruno Loubet, chef du Grain Store à Kings Cross, à Londres, estime qu’il est urgent de manger moins de viande. Pour lui, la quantité consommée affecte le changement climatique et draine nos ressources. Sachez qu’il faut 16000 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf.

 

La viande bovine est-elle seule responsable ?

Pour moi, c’est l’industrie du poulet qui est la pire. C’est la viande que l’on retrouve le plus dans les rayons des supermarchés. Quand vous pensez au nombre de poulets qu’il faut entasser dans des hangars pour remplir chaque rayon de chaque supermarché …

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Et que dire de la qualité ? Dans sa petite barquette, le poulet est gluant et plein d’eau. D’ailleurs, le poulet n’est pas aussi sain que vous pourriez le penser ! La valeur nutritive obtenue avec 100 grammes de poulet est de 27 g de protéines et de 233 mg de potassium ; ainsi que de la vitamine B6 et un peu de fer et de magnésium. Mais il contient 14 grammes de graisse (3,8 g qui est saturé), ce qui représente 21% de votre consommation quotidienne de graisse.

Alors mieux vaut en manger moins et surtout manger du vrai poulet fermier. Pour remplacer de temps en temps le poulet, vous pouvez consommer des pois chiches. Les pois chiches sont utilisés dans certains des régimes les plus sains du monde ; notamment en Asie. Ainsi, cent grammes de pois chiches contiennent 19 g de protéines, ils sont riches en fer, en vitamine B6, en magnésium et contiennent du calcium et de la vitamine C ; aussi, ils ne contiennent que 6 g de matières grasses dont seulement 0,6 g est saturé.

Outre le manque de valeur nutritive, les poulets de batterie sont gavés d’antibiotiques. Dans certains pays comme l’Angleterre, ils sont même lavés aux antibiotiques.

 

Le flexitarisme est-il bon pour vous ?

Alors, cet article n’est ni pro-viande, ni pro-végétarien et encore moins pro-vegan. Il n’a pas non plus pour objectif de vous dire ce qu’il faut faire … loin de là. Je l’écris uniquement pour partager avec vous un point de vue. D’ailleurs, n’hésitez pas à partager votre avis en commentaire de cet article.

Le flexitarisme est-il bon pour vous

Ensuite, cet article me permet de pousser un petit coup de gueule contre ces extrémistes qui s’attaquent à nos boucheries et nos bouchers. Nous, consommateurs de viandes, respectons leur choix ; qu’ils respectent le nôtre ! Ce petit groupuscule, n’a pas à dicter notre comportement alimentaire. Ces illuminés n’ont pas à s’en prendre à des personnes qui gagnent leur vie de façon honorable !

Personnellement, je ne serais jamais végétarien à plein temps ; je ne pourrais pas tenir. J’aime la viande, j’en mange régulièrement mais ma consommation est désormais plus qualitative que quantitative. Cependant être flexitariste, ou adopter une démarche proche de celle du flexitarisme ne peut pas faire de mal ; bien au contraire.

Bien sûr, cette façon de manger n’est pas nouvelle, mais elle gagne en popularité. C’est une des plus grandes tendances alimentaires depuis 2017. Elle est considérée comme une alternative bien plus réalisable que de devenir végétarien ou végétalien.

Enfin des études ont montré que réduire la consommation de viande avait de nombreux avantages pour la santé. Notamment concernant le diabète, le cancer et les maladies cardiaques. Ainsi, le flexitarisme offre aux gens un moyen d’améliorer leur santé sans perdre le plaisir de manger.